génerer des revenus passifs liste

Du savoir et de l’usage approprié pour batir une fortune

J’ai expliqué les diverses qualités qui permettent à l’homme
d’arriver à la fortune. Dans les chapitres qui vont suivre, nous
étudierons les moyens les plus favorables à cette accession.

Du domaine de la pensée, nous allons passer dans celui des
faits et trouver ici, comme nous avons trouvé ailleurs, des
méthodes d’action sans lesquelles il n’est pas de succès possible.
Je demanderai à la voix autorisée du grand chimiste Berthelot
la confirmation de cette vérité.

« À l’avenir, dit-il, dans l’ordre politique comme dans l’ordre
des applications matérielles, chacun finira par être assuré qu’il
existe des règles de conduite fondées sur des lois inéluctables,
constatées par l’observation, et dont la méconnaissance conduit les
peuples, comme les industriels, à leur ruine. »

Pour ne pas allonger outre mesure cette étude, je ne
m’occuperai pas de chaque profession en particulier. Beaucoup,
parmi elles, ne conduisent que très difficilement à la fortune et
exigent une somme d’efforts considérable.

Parmi les meilleures, on peut citer, sans pouvoir épuiser la
liste qui serait très longue, les professions suivantes : bijouterie,
bonneterie, brasserie, cordonnerie, distillerie, entrepreneurs,
imprimerie, minoterie, raffinerie et en général tous les commerces
d’alimentation et l’industrie.

Une profession, dans laquelle vous êtes seul à produire, ne
donnera évidemment pas les résultats que procure celle qui
emploie de nombreux, chaque ouvrier fournissant sa part de bénéfices.

C’est pourquoi les industriels et les fabricants arrivent assez
rapidement à s’enrichir. Le personnel qu’ils occupent contribue
pour une large part à cette heureuse conclusion.
Édifier sa fortune en profitant du travail des autres est le
meilleur procédé connu.

Ce qu’une femme seule et pauvre a fait pour devenir
riche

Néanmoins, si vous êtes habile, si vous avez de l’initiative, de
la perspicacité, le sens de l’actualité, vous pourrez, même seul,
gagner de l’argent ; quitte à vous servir des premiers gains pour
vous assurer les concours nécessaires à l’extension de votre
richesse.
Ce sont les pas du début les plus difficiles ; la mise en route
effectuée, cela ira tout seul.
Il y a quelques années, une revue populaire citait le cas d’une
pauvre femme qui, ne sachant que faire, se mit à ramasser les
écorces d’orange qu’elle trouvait sur la voie publique. Elle rendait
ces écorces à un distillateur qui en faisait d’excellent curaçao.
Voyant que le kilogramme de ces écorces se payait un assez
bon prix et que l’écoulement en était facile, notre héroïne
s’adressa à plusieurs femmes, comme elle dans la misère, et leur
offrit quelques sous par jour pour ramasser également des écorces

d’orange, dans les quartiers éloignés où elle ne pouvait aller elle-
même.

Bientôt la récolte se chiffra par quintal. La femme ingénieuse
qui avait trouvé cette source inattendue de profits, eut 10, 20, 30
ramasseurs d’écorces, un magasin pour loger sa marchandise, un
comptable pour tenir ses livres.
Elle était sauvée et riche. Voilà un exemple typique du parti
qu’il est possible de tirer des moindres choses, à condition d’avoir
du flair et de s’y prendre à temps.

Pour réussir, il vous faut avoir de l’ordre

Pourquoi les chiffonniers en gros gagnent-ils de l’argent ?
Parce qu’ils achètent au détail, à bas prix, des marchandises
considérées comme n’ayant, aucune valeur, et qui se vendent en
gros relativement cher.

Qu’y a-t-il de plus insignifiant qu’un morceau de papier
froissé, un bout de ficelle boueux ? Pourtant ces bouts de ficelle
ensachés, ce papier empaqueté, constituent une marchandise qui se
vend par tonne à un prix rémunérateur, de même les vieux métaux,
les déchets de caoutchouc, etc.

Pour que vos affaires soient prospères, pour que votre
entreprise réussisse, à quelque genre qu’elle appartienne et quelle
qu’en soit l’importance, il vous faut avoir de l’ordre : l’ordre est la
qualité maîtresse, la clef de voûte qui soutient l’édifice et permet
son exhaussement graduel.

Fussiez-vous millionnaire, si vous n’avez pas d’ordre, vos
millions fondront comme neige au soleil, et vous marcherez à la
ruine, d’un pas rapide autant qu’irrémédiable.

Variez souvent la disposition de vos articles et placez-
les en évidence

Ne laissez pas trop longtemps les mêmes articles à l’étalage,
variez-en souvent la disposition, appliquez-vous à y mettre un peu
d’art. La curiosité, l’intérêt sont des appâts que le commerçant
habile doit utiliser.

Certaines étiquettes, telles que : Occasion exceptionnelle. –
Dernière création. – Modèle exclusif, etc. ; de jolis noms
empruntés le plus souvent à l’actualité, à la pièce en vogue, à
l’homme en vedette, produisent une influence favorable sur le
public.

Ne cachez pas vos marchandises au fond des comptoirs, ne
les empilez pas sur des rayons trop hauts, d’où il est impossible de
les voir. Placez-les au contraire en évidence, afin que les acheteurs
puissent facilement se rendre compte de leur fraîcheur ou de leur
qualité.

Bâtissez votre fortune : Traitez tous vos clients de la même manière

Adoptez le prix-fixe, afin de ne pas être dans l’obligation de
ruser avec l’acheteur, à l’instar des ménagères au marché ; afin de
ne pas lui mentir sur la modicité de vos bénéfices, question dans
laquelle il n’a rien à voir.

Montrez à tous une égale prévenance, quelle que soit la mise
des gens ou l’importance de leur acquisition. Celui qui ne vous
verse que 1 euro aujourd’hui, peut très bien, demain ou dans 8
jours, faire un achat de 400 euros.

Quand l’objet demandé n’existe pas dans vos rayons,
manifestez-en le regret et exprimez l’espoir d’être plus heureux
une autre fois. Ne marquez pas de mauvaise humeur de votre
dérangement, restez courtois et souriant. Il ne faut pas que le client
sorte de chez vous sur une mauvaise impression, il ne reviendrait
pas.

Trouvez un nom facile à retenir et bâtissez votre fortune

Le créateur d’une spécialité, que ce soit une eau dentifrice
quelconque, une confiture de ménage, une liqueur inédite, une eau
de beauté, doit chercher à sa spécialité un nom sonore, très court,
facile à retenir, et qui puisse rester dans la mémoire comme une
obsession.
Point n’est besoin que ce nom ait un rapport avec la chose
qu’il représente, cela vaut mieux quand c’est possible, mais ce n’est pas obligatoire.

La recherche de l’originalité ne doit cependant pas aller jusqu’à la bizarrerie ou le rébus.

Il faut savoir s’arrêter à temps et ne pas tomber dans l’incompréhensible.
Joseph Bardou, le grand fabricant de papier à cigarettes qui
utilise le point séparant ses 2 initiales pour en faire le mot « Job », a
eu une inspiration heureuse.

Il existe à l’étranger une eau dentifrice, d’ailleurs excellente,
d’une très grande réputation. Son créateur, chimiste distingué, l’a
baptisée : Odol. C’est, selon moi, le modèle du genre. Odol est une
très belle trouvaille. C’est sonore, c’est court, ça entre dans la
mémoire pour ne plus en sortir.

Un nom exotique est parfois intéressant, car bien des
personnes s’imaginent, à tort, que ce qui vient de l’étranger est
préférable à nos marques françaises.

Défiez-vous des noms à la mode : ils passent et les produits,
comme les noms, s’en ressentent, ils deviennent démodés à leur
tour.

Comment bâtir sa fortune ?

Occupez-vous des besoins des acheteurs et non les vôtres

Le fabricant doit s’enquérir des goûts et des besoins
momentanés ou permanents du public et ne jamais aller contre,
quand bien même ces goûts et ces besoins seraient contraires à la
plus élémentaire raison.

Il ne doit pas s’occuper de ses préférences, mais de celles des
autres, de celles des acheteurs. Il doit simplifier les choses, les
mettre à la portée des plus inhabiles, tout en leur donnant une
forme élégante… à moins que la clientèle ne réclame, comme cela
arrive fréquemment, des choses compliquées, des objets de forme
inesthétique, d’aspect disgracieux et de goût équivoque. Dans quel
cas il n’a qu’à s’incliner et à produire.

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